Florence Porcel, marraine 2017

07/03/2017

En direct du Terrier, Paka, membre émérite de l'équipage des 23HBD, va tenter de rentrer en communication avec notre marraine, Florence Porcel.

Paka : Début de transmission - Ground control to Major Florence, me reçois-tu ?
Florence : 5 sur 5 !

Paka : Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux te présenter ?
Florence : Je suis auteure, comédienne et animatrice et je mets toutes ces compétences au service de la vulgarisation scientifique, spécialisée dans le spatial et les sciences de l’Univers. Mon métier consiste donc, entre autres, à raconter des histoires dans des livres et à faire l’andouille devant une caméra avec un alien taquin.

Florence Porcel - Photo par Chloé Vollmer LoPaka : Tu viens de sortir une BD avec Erwann Surcouf (Mars Horizon aux éditions Delcourt), de quoi ça parle ?
Florence : De MAAAAAAAAAAAAAAARS ah hem hum. De la première semaine de la première mission habitée sur Mars. Plutôt que de me concentrer sur "comment techniquement" on va pouvoir y arriver, j’ai voulu traiter l’angle de "comment humainement" on va pouvoir gérer la proximité avec les autres en milieu confiné, le lien avec la planète elle-même, le stress, les émotions, la découverte, etc.

Paka : Quelle relation as-tu avec la BD ? Pourquoi avoir choisi ce média plutôt qu'un autre ?
Florence : Je n’ai pas choisi ce média : c’est plutôt l’inverse qui s’est passé ! Boulet, qui codirige la collection Octopus dans laquelle elle s’inscrit, est venu me demander si ça m’intéresserait de participer au projet. C’est une proposition qui ne se refuse pas. Mais écrire un scénario de BD, ce n’est pas un exercice évident et j’avoue que j’étais pas rassurée. À part Lucky Luke et Astérix, j’avais plutôt été biberonnée aux BD avec des histoires sur une ou deux pages, comme Léonard le génie (qui était de loin ma préférée). Donc j’ai appris sur le tas, à chaque étape, et Erwann a parfois été là pour rattraper mes erreurs de débutante… Merci à lui.

Paka : Notre association partenaire cette année est un équipage de six étudiants qui ont préparé et réalisé des expériences de vie martienne. Tu as toi-même participé à une simulation de vie martienne. En quoi ce genre d'initiatives privées peuvent servir la science ?
Florence : C’est leur but ! La Mars Desert Research Station est, comme son nom l’indique, une station de recherche située dans le désert de l’Utah pour simuler des missions martiennes. Ce sont des étudiants, des doctorants, des scientifiques, des médecins et des ingénieurs qui font ce genre de mission, soit pour accumuler des données dans le cadre de travaux (ça peut aller de la géologie à la psychologie en passant par l’astrophysique), soit pour tester des systèmes d’ingénierie, des protocoles, des constitutions d’équipages, etc. Donc les expériences menées là-bas servent aux personnes concernées pour l’avancée de leur thèse ou pour les recherches qu’elles mènent. Et en même temps, il me semble que tout est transmis également à la Mars Society (l’association qui gère MDRS) qui accumule ce genre de données pour les partager avec les agences spatiales – et tout ça, pour que ça serve quand on mettra sur pieds la première mission martienne habitée.

Paka : Qu'est-ce qui te passionne le plus dans ce que tu fais ? Quels sont tes combats ?
Florence : Raconter des histoires, qu’elles soient vraies ou enveloppées de fiction, et ce sur des supports très différents. Et faire rêver. Une chronique à la radio, une vidéo, un scénario de BD, un livre, un thread Twitter, un talk TEDx, une conférence, un webdoc, ce sont des exercices très différents mais j’ai la chance inouïe d’avoir déjà pu me les approprier. C’est très précieux et je me lève chaque jour profondément heureuse d’être là où j’en suis – même si c’est une masse de travail littéralement astronomique et que, éventuellement, j’aimerais avoir un dimanche de temps en temps… Quant à mon combat, il se résume à vouloir faire prendre conscience que nous sommes tous réunis (tous humains) sur le même bateau (la Terre). Et qu’au lieu de nous taper sur la gueule, on ferait mieux de se serrer les coudes et d’accueillir tous les talents et toutes les bonnes volontés pour faire de l’humanité quelque chose dont nous serions fiers. Alors ça passe par mettre en avant dans mes contenus un maximum de femmes pour que les jeunes filles aient les modèles dont j’ai cruellement manqué et pour que les métiers des STEM représentent réellement l’humanité ; je me bats aussi pour qu’on remplace, dans la langue française, le mot "Homme" par "humain" - on appréhende le monde par le langage, donc c’est primordial ; et ça passe également par des choix de représentation dans la fiction : par exemple, dans "Mars Horizon", aucun des personnages n’est hétérosexuel, et j’ai essayé de représenter toutes les couleurs de peau.

Paka : Sans trop en dire, est-ce que tu as déjà choisi ou réfléchi au thème que tu vas donner aux participants, as-tu hâte de voir ce que les dessinateurs vont en faire ?
Florence : Je suis fascinée par les gens qui savent dessiner, même mal… Je suis incapable de dessiner une porte, c’est terrifiant. Alors trop hâte, oui !! Quant au thème, j’aimerais qu’il nous fasse rêver…

Paka : Aurais-tu des conseils d'écriture ou autres à donner pour nos petits lapins qui vont participer aux 23 heures ?
Florence : Définissez bien votre ou vos personnages, qui ils sont et ce qu’ils veulent, ainsi qu’un début et une fin d’histoire très précis. Avec cette base, vous serez sur les rails !

Paka : Merci Florence !
Florence : Faut que je vous laisse, le soleil se couche sur Mars, tout devient bleu, je vais sortir admirer ça.

- Fin de transmission -

 

 

 



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Crédit photo : Chloé Vollmer-Lo

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